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COMPTE RENDU DE CHRISTOPHE APPRILL // RENCONTRES DANSES AU TAP DE POITIERS // JEUDI 8 février 2018

Résumé de l’intervention de Christophe Apprill sur la journée de tables rondes et de conférences du 8 février 2018 : « Le Bal, une pratique contemporaine ».
Journée organisée au TAP de Poitiers par l’UPCP-Métive, le TAP et en partenariat avec la FAMDT.

 

L’érotisation des gestes, des parures et des regards prend son aise au bal. Les émotions s’enchevêtrent, le désir circule. Danser au bal, c’est faire société et se plonger dans un bain d’existence où la combinaison des sens peut générer des rencontres imprévisibles. Si la conscience d’une fête partagée est un ferment inépuisable, elle ne vaut pas par l’échange des idées et des concepts mais par la présence du corps à soi et à l’autre. Ainsi s’assemblent simplement chaque semaine dans une pluralité de lieux des danseuses et des danseurs.

Du bal « populaire » à la nostalgie du « ptit bal perdu », notre imaginaire fait la part belle aux petites mythologies qui tendent à nous faire oublier ses mutations contemporaines. Autour des mouvements revivalistes et de l’émergence des danses du monde, plusieurs cercles d’amateurs se sont structurés autour d’un unique type de danse, où passion amateur et professionnalisation apparaissent étroitement associées. En questionnant le sens de ces engagements sensibles et en relativisant sa réputation de lieux de rencontre, cet ouvrage décrypte le rôle des bals dans la fabrique du genre et dans l’existence des amateurs qui les font vivre.

Qu’est-ce qui anime ces danseurs qui ne sont pas des artistes ? Que produisent ces engagements corporels fondés sur une rencontre de l’Autre impliquant le toucher ? À travers les affects qui quadrillent les passions, les mondes du bal ne sont-ils pas une fabrique de culture ancrée dans le quotidien, distincte des mondes de l’art, mais nécessitant une implication sensible ? Les danseurs et leurs danses, les musiques, les codes, les savoir-faire, la piste et ses entours, comment s’articulent ces expériences émotionnelles spécifiques ?

 

Christophe APPRILL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

crédit : Arthur Péquin