Planètes Musiques 2008 : Edito
Un nouveau courant musical terriblement vivant, traverse la France : celui des Nouvelles Musiques Traditionnelles. Planètes Musiques reflète ce foisonnement artistique.

Héritières des anciennes civilisations rurales mais aussi des communautés immigrées, ces Nouvelles Musiques Traditionnelles sont arrivées jusqu’à nous par la magie de l’oralité et représentent sans doute une alternative nouvelle au tout marchand, une expression artistique et politique de la diversité culturelle.

Chanteurs et musiciens ont tous en commun une forte imprégnation, un rapport à l’oralité, une musique sociale et collective reçue en héritage. La tradition, cet ensemble de codes, ce langage profondément ancré, stimule la création et suscite l’ouverture. Ces artistes en liberté, en mouvement, parlent aux gens d’aujourd’hui.
Ici et maintenant.


Planètes Musiques fait, cette année, la part belle à la voix : le timbre riche et profond d’Annie Ebrel se frotte à des formes plus improvisées, les six chanteuses de la Mal Coiffée ajoutent une touche espiègle à la polyphonie occitane, BHQ revisite les monodies bretonnes.
Parce que ces musiques nourrissent un rapport privilégié à la danse, les musiques à danser investissent les parquets… et Planètes Musiques ! Qu’elles soient du Quercy avec le très efficace duo Brotto/Lopez ou qu’elles se laissent aller au rythme du gwoka avec les Guadeloupéens d’Indestwas Ka, elles sont festives et charnelles à la fois.
Planètes Musiques, ce sont aussi des couleurs, des sons, des expressions hors du temps : le regard de La Soustraction des Fleurs sur les collectes de Jean-François Vrod, l’univers expérimental d’Antiquarks, le langage libre et affranchi de Wang Li avec ses guimbardes et flûtes chinoises…

De février à juin, ces artistes vous donnent rendez-vous dans Planètes Musiques

Avec la participation de S. Girault,
membre du Conseil d’administration de la FAMDT.
 
     
  La Mal Coiffée

Myrian BOISSERIE, chant
Hélène PAGES, chant
Dalèle MULLER, chant
Marie COUMES, chant
Camille SIMERAY, chant
Hélène ALBISETTI, chant

Discographie :
Polyphonies occitanes (Modal - L’Autre Distribution, 2007)    

Cette Mal Coiffée en a sous le chignon !
Six filles des Corbières qui marchent sur la trace ouverte par le « Còr de la Plana »… en plus rond, plus suave, moins âprement marseillais, plus languedocien, plus féminin !.
Pour la plupart, les chants sont des traditionnels de la vallée de l’Aude (donc de la musique populaire) ; par contre, les arrangements et un traitement contemporain nous entraînent sur le chemin imaginaire d’une polyphonie traditionnelle rêvée.
Bien en chair dans sa voix, il fallait bien ces six là pour exprimer La Mal Coiffée et tout le talent de Laurent Cavalié qui s’est arrangé avec elle.

Contact :
Joël Mespoulède - Tel 06 78 73 50 20
tourneur@sirventes.com - www.sirventes.com

 
     
  Wang Li

Wang LI, guimbardes, flûtes

Discographie :  
Guimbarde (Cinq Planètes, L’Autre Distribution, 2006)   

Une, deux, trois lamelle(s) de métal qui vibrent sous l’action des doigts et de la bouche. Si la guimbarde est l’un des plus anciens instruments de musique au monde, c’est sûrement l’un des plus mystérieux... Wang Li a trouvé dans cette anche libre la porte de la liberté.

Né à Shandong en Chine, Wang Li arrive seul à Paris à 21 ans pour fuir l’avenir tout tracé que lui réserve ses parents. Retiré dans un monastère, il entre au conservatoire de Paris pour étudier le jazz. Répétant inlassablement, il apprend à dompter et à faire résonner la guimbarde rapportée de son pays : il découvre les nuances infinies que le souffle, le placement de la langue ou les sons de gorge lui apportent… La guimbarde et les flûtes deviennent son moyen d’expression privilégié.

Wang Li puise l'inspiration de ses compositions dans les expériences de sa vie. Sa musique conte ses souvenirs d’enfance, ses réflexions sur le monde qui l’entoure, susurre des mots d’amour, sonne des vibrations entêtantes qui mènent à la transe…

La musique de Wang Li oscille entre méditation et violence : les influences occidentales et le sang oriental qui coule dans ses veines se livrent bataille… Elle donne à entendre un univers musical fascinant et unique !

Contact :
Zaman - 02 51 12 49 42 // 02 51 12 44 82 // www.zamanproduction.com
aspiration.koxian@hotmail.com - http://aspiration.free.fr/

 
     
  La Soustraction des Fleurs
Jean-François VROD, violon, voix
Sylvain LEMETRE, zarb
Frédéric AURIER, violon


Discographie :
- La Soustraction des Fleurs (Signature, Radio France, 2006)     

Jean-François Vrod creuse un sillon où le sens est omniprésent. Avec La soustraction des fleurs, il interroge, après 25 ans, ses premières collectes dans les montagnes du Massif Central.
La tradition populaire n’est pas, à ses yeux, qu’une simple collection de jolies mélodies, c’est aussi tout le reste : des timbres, des formes, des pré-textes, c’est-à-dire un ensemble complexe qui donne naissance à des objets musicaux de toutes sortes où le son est avant tout l’affaire de celui qui le joue.
Frédéric Aurier est un violoniste curieux de tous les répertoires. Sylvain Lemêtre, percussionniste, pratique avec le même intérêt musiques écrites et orales. Jean-François Vrod, lui, joue les musiques du Massif Central et improvise.
A eux trois, entre improvisation et répertoire, ils montrent à la manière cubiste leur vision de la tradition : un objet musical en un seul plan, pour en exprimer l’essence, les sens.
 
Contact : Maryvonne Canevet - Tel. 06 83 46 40 18
maryvonne.canevet@wanadoo.fr - www.jf-vrod.com


 
     
  Indestwas Ka

Rudy Rene, boula, makè
Fantz Broussillon, chant lead, choeur
Christian Boucher, boula, makè, chacha, choeur
Charles Rized, chant lead, chœur, boula, makè
Alex Jernidier, chant lead, maké, boula
André Broussillon, chant lead, choeur
Moïse Polauby, chant, chœur, chacha
Fabien Huc, chacha, tambour boula
Jacky Jaleme, danse
Lucina Lipau, danse

Discographie :
- Mizik
- Mové Tan   
- Larèl lespwa

Indestwas Ka revendique à la fois un héritage historique et un besoin absolu de satire sociale. Cette dualité fait du groupe le fer de lance du gwoka  en Guadeloupe.
Rompu à l’animation des lewoz*, Indestwas Ka est l’unique formation de l’île qui perpétue à grand renfort de percussions - tambour ka, boula et chacha - les 7 rythmes typiques du genre : les rythmes liés aux travaux collectifs, aux travaux des champs, à la coupe de la canne à sucre, au carnaval, à la fête.
A travers ses mélodies, Indestwas Ka raconte, avec les accents des conteurs d'antan, le vécu quotidien sur l’île. Ces "pawol-vérité" balancées à la façon des "bluesmen" par des voix tantôt rugueuses, tantôt tendres, jouent un rôle de chronique sociale. La teneur âpre des textes sur des thèmes actuels (chômage, élection, esclavage…) renvoie à un réel peu réjouissant, que seule la danse peut faire oublier.

Indestwas Ka : le gwoka festif et critique à la fois.

* Après une rude semaine passée dans les champs à couper, amasser et charroyer les cannes à sucre, les nègres se  regroupaient le samedi soir sur l'habitation pour chanter et danser au rythme des ka afin d'oublier leurs difficiles conditions de vie. C'est ainsi que naquirent les soirées léwoz où toute la communauté se réunissait autour des cogneurs de kaet lors desquelles chacun se mettait à danser. Ces dernières années, on assiste à un renouveau de ces soirées autour du gwoka.

Contact :
Jacky Jaleme - Tel. 06 90 39 85 03
indestwaska@wanadoo.fr - http://perso.wanadoo.fr/indestwas.ka


 
     
  Duo Brotto Lopez

Cyrille BROTTO, accordéon diatonique
Guillaume LOPEZ, chant, fifre, flûtes, boha (cornemuse des Landes)

Discographie :
- Histoires du Quercy (Modal, L’Autre Distribution)

Munis d’un accordéon diatonique pour le premier, d’une cornemuse des Landes (nommée boha), fifres, flûtes et de sa voix pour le second, Cyrille Brotto et Guillaume Lopez racontent en musique et en chanson les histoires du Quercy, le respect des anciens chevillé à l’âme.

Cyrille tombe dans les musiques traditionnelles dès son plus jeune âge et se découvre une prédilection pour le diato. A l’accordéon, il impose son style, très swing, riche et novateur. Guillaume découvre les musiques et traditions populaires beaucoup plus tard. Il n’empêche que ses origines espagnoles, sa passion pour les cultures oc et sa virtuosité aux instruments à vent font de lui aujourd’hui un talent incontournable de la création musicale occitane.

Le répertoire est constitué de musiques à danser puisées principalement dans les traditions du Quercy et de Gascogne ainsi que de compositions originales.

Le Duo Brotto/Lopez donne à écouter et à danser ce qu’ils ont reçu et inventé : une musique vivante  et colorée hautement énergique et rythmée !
Entre collectage, transmission et création le Duo Brotto/Lopez swing, jubile, danse et enchante avec simplicité et évidence.

Contact :
Francis Blot – Tel 06 07 08 48 92
info@orgetcom.net - http://www.brotto-lopez.com/index.php?option=com_slideshow&Itemid=36

 
     
  Antiquarks
Richard MONSEGU, chant, batterie, percussions, compositions, arrangements, textes
Sébastien TRON, vielle à roue électro, voix, footpédalier, compositions, arrangements.

Discographie :
Le Moulassa (2006, Coin coin productions)   

Richard Monségu et Sébastien Tron sont les deux particules lyonnaises d’Antiquarks. Issu du brassage urbain des populations, Antiquarks propose une musique hors genre « world in progress » qui navigue le long du pourtour méditerranéen et s'aventure sur les rivages des grands océans, déboussolés par les vents et les courants progressifs des premiers voyages.

La voix de Richard Monségu articule des sons de bouche et fait sonner des accents quelquefois un peu timbrés. La vielle à roue polymorphe de Sébastien Tron est tour à tour violoncelle, synthétiseur, boîte à sons électroniques et relie les points de l’émotion sonore. Fruit de la rencontre entre le chanteur batteur et le joueur de vielle à roue, le projet synthétise les influences multiples du duo pour accoucher d’un folklore imaginaire à la saveur méditerranéenne.

Un Objet World Non Identifiable d’une beauté singulière.

Contact :  Sarah Battegay - Tel 06 77 92 34 67
contact@antiquarksduo.org - www.antiquarksduo.org



 
     
  Annie Ebrel 4tet

Annie EBREL, voix
Olivier KER OURIO, harmonica
Pierrick HARDY, guitare
Bijan CHEMIRANI, percussions

Discographie sélective :

- Album à paraître (2008, Coop Breizh)    
- Tre ho ti ha ma hini (1995, Coop Breizh)
- Dibenn (1996, An Naer)
- Voulouz loar / Velluto di luna (1998, Coop Breizh)


Depuis ses 14 ans, Annie Ebrel promène son kan ha diskan (chant à danser) et ses gwerzioù et sonioù (complaintes et chants à écouter) à travers le monde.
Son talent et sa renommée l’ont amenée à côtoyer différents univers musicaux et a mélangé ses mélodies et son timbre de voix à des instruments, des rythmes et des harmonies venues d’ailleurs.
Riche de ces expériences, Annie Ebrel nous propose aujourd’hui un nouveau répertoire de chansons traditionnelles avec une formation particulièrement originale constituée de musiciens de talent : Olivier Ker Ourio à l’harmonica, Pierrick Hardy à la guitare, Bijan Chemirani aux percussions.
Ce quartet à la fois jazz et traditionnel partage tout naturellement la même vision poétique et le même sens de l’espace.

Co-production : Grand Théâtre de Lorient, Théâtre de Verre de Châteaubriant, Festival de Cornouaille de Quimper, en partenariat avec la Scène Nationale de Quimper

Contact :
Catherine Bihan - Tel. 02 98 43 56 50
catherine@daktari-music.com

 
     
  BHQ - Brou Hamon Quimbert

Roland BROU, chant
Mathieu HAMON, chant
Charles QUIMBERT, chant


Discographie :
- Garçons sans souci (Coop Breizh, 2002)
- Trois petits oiseaux (Coop Breizh, 1999)

Le BHQ – Roland Brou, Mathieu Hamon, Charles Quimbert fait sonner à voix nues depuis plus de 10 ans le chant traditionnel de Haute-Bretagne en langue française. Aujourd’hui, il habille ce répertoire d’harmonies modales qu’il n’a pas l’habitude de porter…

Remarqué pour l’originalité de son répertoire, l’énergie qu’il dégage sur scène et la véritable complicité qui unit ces trois compères aux personnalités artistiques fortes, le BHQ relève là un vrai défi : il présente sous un jour polyphonique des chants, complaintes et chants à danser, par nature monodique.

Pour mener à bien cette démarche inédite, le BHQ a dû se libérer de ses acquis et c’est la rencontre et le travail avec Manu Théron qui ont rendu l’histoire possible. Inventeur de la polyphonie occitane, Manu Théron a puisé dans sa propre expérience et dans des écoutes de chanteurs bulgares macédoniens, les solutions harmoniques pour repenser le chant traditionnel breton, tout en respectant ses sensibilités propres (rythmique, métriques limpides et contenus évocateurs sans détour).

Le BHQ explore les possibilités vocales qu’offre le chant à plusieurs tout en conservant l’énergie, la simplicité et la sauvagerie du chant traditionnel. Il invente là, à partir d’un langage hérité, son propre univers chanté.

Contact :
Christine Argenté – Esta-Fête - Tel. 06 81 89 12 98
esta-fete@wanadoo.fr - www.esta-fete.com




 
     
  Planètes Musiques 2007 : Edito
Part de mémoire et part de création. Héritage et interprétation.
Toutes les musiques se nourrissent de leur rapport à l’histoire, à la tradition, à la création. Les musiques traditionnelles particulièrement.

La sélection des artistes présentés dans Planètes Musiques privilégie de façon délibérée, le talent de l’interprète et la liberté de la création plutôt que le respect de formes soit disant authentiques. En réalité, dans les musiques traditionnelles, la connaissance du passé nourrit la créativité de l’interprète d’aujourd’hui car ces musiques ont la mémoire longues…

Et si les artistes de Planètes Musiques nous émeuvent toujours, c’est que leurs musiques ont un grain particulier, une matière sonore différente. Chacun suit son singulier chemin de liberté et d’innovation, émergé de la marmite bouillante des traditions, réelles ou imaginées.

Olivier DURIF, Président de la FAMDT

 
     
  Planètes Musiques 2007 : La Machine
Gregory JOLIVET, vielle à roue
Julien BARBANCES, cornemuse, violon, voix
Marc RIOU, percussions
Jean-Laurent CAYZAC, contrebasse, guitare   

Discographie :
- Un album en préparation, sortie prévue pour Planètes Musiques 
- Les rôdeurs (AEPEM, 2005)
- Groove rural (autoprod, 2004)  

La Machine : une voix, un son, un groupe en pleine explosion.
La voix, c’est celle de Julien Barbance, chanteur de reggae (Aditala Faya Crew) à la voix brute, tendue, qui s’approprie façon « chanson française » les chants traditionnels Centre France.
Le son est puissant et envoûtant. Il produit une musique chaleureuse, énergique et personnelle qui assume pleinement son aspect traditionnel, moderne et fédérateur.
La Machine part de la musique traditionnelle Centre France, la personnalise et se l’approprie tout en respectant ses particularités. Les « rôdeurs », en référence au titre de leur album, marient leurs différentes influences pour composer une musique vivante où l’on retrouve les rythmes et les accents propres à la région Centre.
La vielle à roue, créative et subtile, et le jeu tout en finesse de la cornemuse assurent l’authenticité du style. L’équilibre inventif créé entre ces deux instruments permet d’explorer d’autres univers musicaux. La contrebasse et les percussions offrent une assise rythmique chaloupée où l’on retrouve des sonorités groove et afro-cubaines.
Il en résulte une de ces fusions qui classent La Machine au cœur des musiques actuelles.

Contact :   Julien BARBANCES
contact_lamachine@yahoo.fr 
www.lamachine.info 

 
     
  Planètes Musiques 2007 : Boya

Dimitar GOUGOV, gadulka, chant, tambura
Nathalie TAVERNIER, piano, chant
Etienne GRUEL, tapan, derbouka, daf, chant

Discographie : Dévoïko, Autoprod. Dist. L’Autre Distribution

Boya est une révélation venue de Bulgarie et d’Europe occidentale.
Dans ce trio, Dimitar mène la danse à la gadulka… La gadulka est un instrument à cordes frottées typique de Bulgarie. Elle possède trois cordes mélodiques et, selon les régions, jusqu’à 11 cordes sympathiques. Les cordes sympathiques sont des cordes si fines qu’elles entrent en vibration avec les cordes principales auxquelles elles sont accordées.
La gadulka connaît mieux que personne et depuis fort longtemps les vieux airs de Bulgarie. Quant à Dimitar Gougov, il baigne depuis son jeune âge dans l’atmosphère de la musique traditionnelle de son pays dont il a rencontré les plus grands maîtres.
La composition de ce trio instrumental est franchement inhabituelle : un piano, instrument emblématique de la culture classique, et des percussions orientales accompagnent la gadulka.
Chaque musicien apporte sa culture et ses bagages dans cette histoire à trois. Nathalie Tavernier, pianiste classique, fait preuve d’une réelle inventivité. Son piano joue un rôle percussif et amène mille couleurs. Aux percussions digitales orientales, Etienne Gruel jongle sur des rythmes complexes et des timbres variés.
Ces trois musiciens venus d’horizons musicaux et géographiques distincts, nous livrent une nouvelle interprétation des mélodies traditionnelles et forment, à travers Boya, une identité musicale forte et inédite à la fois, une musique bulgare aux couleurs et aux matières nouvelles.

Contact :
Dimitar GOUGOV
Tel. : 03 88 34 56 42
Dimitar_1212@yahoo.com
www.boya.be

 
     
  Planètes Musiques 2007 : Bill Ebet
Gildas LE BUHE, chant et sax soprano
Glenn LE MERDY, percussions
Pierrig TARDIVEL, contrebasse
Erwan VOLANT, guitare
Jean-François LE GOUARIN, bombarde

Discographie : Klemmedenn ar blai (2ème semestre 2006)

Le style du groupe Bill Ebet est inclassable tant il se nourrit d’histoires bretonnes, d’un peu d’Afrique, de jazz et de beaucoup de spontanéité. Une chose est sûre, cette aventure musicale porte à bout de voix, de bombarde, de percus et de saxo, l’attachement de Gildas Le Buhé aux chansons du pays vannetais.
En effet, Bill Ebet est construit autour de ce chanteur et sonneur breton que l’on a beaucoup croisé en fest-noz, en bagad… Toutes les chansons proviennent du pays vannetais, entre Quiberon et Baud en passant par Lokoal-Mendon. Ce répertoire marque l’intérêt porté par Gildas au répertoire familial. Les dictons et mimologismes ont été collectés auprès de sa mère, de ses oncles, de ses grands-parents. Ces petits mots, si faciles à ne pas entendre, à ignorer, qui paraissent sans intérêt, il les a notés comme il aurait noté un air de musique. Source éternelle de créativité pour lui, ils ont, à ses yeux, une valeur inestimable : celle du lien entre les générations. Manière aussi de rendre hommage  à des artistes anonymes du quotidien…
Bill Ebet donne à entendre une musique bretonne revêtue d’habits sonores qu’elle n’a pas l’habitude de porter. Un melting-trad où le Breton populaire swingue dans chaque note, où chacun fait de la tradition sa composition.


Contact :
La Grande Marie
lagrandemarie@fr.st

 
     
  Planètes Musiques 2007 : Bouffard - Chabenat

Patrick BOUFFARD
, vielle à roue
Gilles CHABENAT, vielle à roue

Discographie : « Tour à Tour », 2006, Label Modal Distr. L’Autre Distribution

Patrick Bouffard et Gilles Chabenat : deux monstres sacrés de la vielle à roue en France. Deux potes – ils ont le même âge et ils ont débuté ensemble - aux antipodes car très vite chacun s’est façonné son propre univers musical avec une approche personnelle de l’instrument.
Gilles a commencé la vielle à roue parce que c’était un objet familier de son environnement, « comme un citadin débute la guitare » avec toujours une oreille tendue du côté des chansons des Beatles ou de Police. Progressivement, sa vielle est devenue électro-acoustique. Toujours avide de nouveaux sons et de nouvelles techniques, il recherche en permanence le mélange des univers musicaux. On le retrouve ainsi aux côtés d’artistes de la chanson (Gabriel Yacoub) ou de stars de la variété comme J.-J. Goldman et l Muvrini.
Quant à Patrick, le vielleux au look de rocker, il appréhende la vielle sur la base du répertoire traditionnel animé par un désir de filiation avec les anciens maîtres. Puissance du son, jeu percutant, engagement physique et générosité, l’ancien pensionnaire de la Boucherie Production, l’idole du Festival de St Chartier est la référence incontestable en matière de vielle Centre France.
Alors comment créer l’alchimie entre deux solistes si différents ? Sans doute « la complémentarité des contraires »… Plus sûrement, une envie et une motivation forte de jouer ensemble, de croiser les univers, de revisiter les airs traditionnels Centre France et de partager leurs compositions.

Contacts :
P. Bouffard : patrick.bouffard@club-internet.fr
G. Chabenat : gilleschabenat@club-internet.fr

 
     
  Planètes Musiques 2007 : Jugal Bandi

Sayon BAMBA CAMARA, chant
Rishi, Hemen dotara, esraj, flûte
Rico, trompette
Laurent PERNICE, basse, gopichandi
Pinku, tabla
Hamid GRIBI, calebasse, bambou toms, sanza
Romain PEREZ, technique

Discographie : Jugal Bandi, label Exodus

En sanscrit, Jugal Bandi signifie « liés ensemble ». En réunissant sur scène une chanteuse guinéenne, un percussionniste algérien, un joueur de tabla indien, un joueur de sarod et d'esraj, un trompettiste adepte de jazz et de fanfares d'Europe de l'Est et un bassiste issu de la scène électro-expérimentale, Jugal Bandi est à l’image du melting-pot marseillais. Venus des quatre coins de la planète Musique, les membres donnent un nouveau sens au mot «multiculture».
C’est lors d’une émission radio sur le thème des musiques improvisées, que Richard Bernet passionné de musique indienne, et Eric Massua, trompettiste, se rencontrent. Ils improvisent quelques notes… les premières de ce qui allait devenir : Jugal Bandi.
Sayon Bamba Camara, tantôt sensible, tantôt éclatante, chanteuse, danseuse, femme marseillaise autant qu'africaine, les rejoint bientôt. Elle puise dans ses racines guinéennes son énergie communicative et illumine la scène de ses émotions.
Arrivé à maturité, Jugal Bandi fusionne les rythmes ancestraux et les harmonies modernes.

Contact :
Richard / Exodus
Tel. 04 91 42 02 39 - 06 63 89 83 01
jugalbandi@free.fr
http://jugalbandi.free.fr

 
     
  Planètes Musiques 2007 : Evelyne Girardon & Trad Arrgt
Evelyne GIRARDON, voix
Marie-Pierre VILLERMAUX, voix
Barbara TROJANI, voix

Discographie : Répertoire, Evelyne Girardon / Cie Beline (Dist. L’Autre Distribution)

Chanter les chansons de tradition populaire en français est un défi artistique que le trio Trad Arrgt a choisi de relever « à voix nues ». Rien d’étonnant à cela lorsque l’on connaît Evelyne Girardon, véritable porte-voix du groupe, chanteuse, musicienne et comédienne, femme de caractère et de générosité qui porte, en elle et avec elle, le chant traditionnel francophone.
Depuis toujours, Evelyne Girardon, dont la mère, ukrainienne, lui a inculqué l’amour du chant, creuse en pionnière le sillon des chansons traditionnelles de France. Son parcours est nourri d’étapes innovatrices personnelles allant de l’improvisation aux mises en scènes vocales.
En trio et a capella, elle explore les dimensions narratives et musicales propres au répertoire chanté en français. Par un excellent travail d’arrangement, par une pratique maîtrisée des techniques vocales et par jeu d’improvisation, elle transforme les mélodies monodiques, issues des collectages de Tiersot, Millien, Barbillat et Touraine, Barbeau, en une écriture polyphonique pleine d’imaginaire, d’émotion et de sensibilité.
Incontestablement, Trad Arrgt donne à entendre les sources de la chanson française dans une interprétation contemporaine.


Contact : Compagnie Beline
evelyne.girardon@ciebeline.com
www.ciebeline.com

 
     
  Planètes Musiques 2007 : Gadalzen
Ludovic TADEUSZ KIERASINSKI, guitare basse, basse fretless, programmation, guimbardes, udu
Jacob FOURNEL, tin-whistle, low-whistle, flûte harmonique, kess-kess
Marc SERAFINI, accordéon diatonique
Pierre ROUCH, cornemuse gasconne
Alem ALQUIER, guitare, chant, oud, bouzouki

Discographie :
- Le tourment des Lunes - Dist. L’Autre Distribution, 2005
- Chromatophonies - Dist. L’Autre Distribution, 2002

Gadalzen incarne la nouvelle vague occitane au carrefour des musiques urbaines et des matériaux traditionnels (les airs, les instruments, la connaissance), croisant les sonorités nouvelles aussi bien acoustiques qu’amplifiées.
Gadalzen s’appuie sur une base à la fois vocale et instrumentale et joue avec l’électrification et les nouvelles technologies. Gadalzen franchit allègrement les frontières des disciplines artistiques. D’ailleurs, deux musiciens s’expriment également dans le graphic-design et le net-art. De ce fait, l’image occupe une place importante dans leur univers comme en témoignent la pochette de leur dernier disque et leur site internet. Cette sensibilité trouve également une dimension sur le plan sonore et scénique.
Les chansons en occitans et les pièces instrumentales sont composées et arrangées par le groupe. Si les airs traditionnels sont toujours là, ils sont moins sollicités. Gadalzen écrit et crée en connaissance du trad mais œuvre pour une autre idée de la musique, moins directement fonctionnelle mais tout autant née du partage. Une expression au cœur des musiques actuelles qui bouleverse les musiques traditionnelles habituelles et qu’il promène du Bikini de Toulouse en festivals internationaux…

Contact : Alem ALQUIER
info@gadalzen.com
www.gadalzen.com

 
     
  Planètes Musiques 2007 : Panic

Dominique BOURDIN, accordéon diatonique, textes, chant
Christian PACHER, violon, chant

Discographie : Démo Panic

« Panic », c’est l’abréviation pour les initiés de « coopérative de panification »… et le titre du spectacle de Dominique Bourdin, musicien/boulanger et Christian Pacher, violoniste/chanteur, deux artistes / artisans accomplis en Poitou.
Sur scène, dans un décor stylisé de fournil grouillant de réveils, de pendules, de cadrans, un sampler diffuse les témoignages en parlanjhe d’un ancien boulanger Michel Ayrault. Passages contés, chansons d’auteur de Dominique Bourdin, compositions instrumentales sont imbriqués avec thèmes, anecdotes et symboliques autour de la boulangerie.
Dominique, le boulanger, parle de son pain avec sa musique et son diatonique alors que Christian joue l’archétype du client avec son violon, ses contre-chants et ses impros.
On apprend et on comprend, on s’émeut et on rit tout en découvrant la  « face cachée du comptoir ».
Un fournil musical, poétique et plein de fantaisies qui rapproche musiques traditionnelles et arts et traditions populaires.
Une création Festival De Bouche à Oreille 2005.

Contact : Carole - Douglas's
tel. 05 49 17 19 38
douglas.s2@wanadoo.fr
www.christianpacher.com

 
     
  Planètes Musiques 2007 : Familha Artus

Cosia (Roman Baudoin), vielle alto et vielle,
Pairbon (Roman Colautti), guitare basse, guitare basse piccolo et percussions,
Toton (Matèu Baudoin), chant, baishon, flûtes, vielle et cymbale,
Hrair (Tomàs Baudoin), chant, boha, guimbarde, flûtes et bambous,
Drücpa Dracous (Francés Dumeaux), dispositif électroacoustique.

Discographie :
- CD-démo Orb, autoprod. 2005
- Omi (Modal, 2003 – Dist. L’Autre Distribution)

Depuis 4 ans, la Familha Artús explore et revisite le répertoire traditionnel gascon à travers le rock progressif, l’électronica, le jazz et la musique acousmatique. A la croisée des musiques actuelles, traditionnelles et contemporaines, le cosmotrad - style initié par les Artúsans - est une musique cosmique et cosmopolite, à des lieux du « correctement trad », ultramoderne sans aucun doute. Vielles à roue, cornemuses et flûtes à trois trous trouvent toute leur actualité dans la confrontation à l'ordinateur, à l'amplification, et aux miraculeuses petites pédales d'effets.
Entre aujourd'hui et hier, la Familha Artús a trouvé un "son", baptisé cosmostrad ; c'est peut-être le bal de demain... A découvrir les oreilles grandes ouvertes et les préjugés bien cachés au fond de la poche !

Contact : Jean-Michel Fragey - Ca-i
Tel. 06 99 23 08 70
jean-michel.fragey@wanadoo.fr
www.ca-i.org

 
     
  Planètes Musiques 2007 : Taraf Goulamas

Laurent EULRY, direction artistique, saxophone soprano
Michel PILLOT, trompette
Henri DONNADIEU, saxophone alto, clarinette
André SENIUK, soubassophone
Charly MARCHAL, caisse claire
Alain BAYLE, doum, derbouka
Julien WIQUART, tuba
Manu CHEVALLIER, tuba

Discographie : Sortez de vos coquilles, Autoprod

Taraf : nom d’origine roumaine, orchestre de village, tribu de musiciens. Goulamas : en Languedocien, individu négligé, peu soigné. En Roumain, artiste d’exception.

Taraf : nom d’origine roumaine, orchestre de village, tribu de musiciens.
Goulamas : en Languedocien, individu négligé, peu soigné. En Roumain, artiste d’exception.

A son arrivée, le Taraf Goulamas installe sa carriole-guinguette. Cet espace aménagé, le voyage peut commencer… En 3 sets, les musiciens partagent avec le public leur amour pour la musique des Balkans et leur plaisir de boire, de discuter et de manger… les escargots qu’ils cuisinent en direct !
Un apéro tout en musique et en fanfare, sur des airs roumains, macédoniens, turcs qui échauffent les oreilles…

Contact : Laurent Eulry
taraf.goulamas@free.fr
www.taraf-goulamas.com

 
     
  Planètes Musiques 2006 : Edito
Planètes Musiques, sixième édition, entre dans le cœur du pari initié par la Fédération des Associations de Musiques et Danses Traditionnelles voici quelques années :
Pari sur la réalité de musiques traditionnelles vivantes, modernes, convaincantes,
Pari sur l’ouverture vers des lieux de diffusions et des publics non spécialisés du territoire hexagonal,
Pari sur la qualité humaine et musicale des artistes engagés.

Qui sont-ils ces hommes et ces femmes qui chantent, qui jouent, qui rêvent, et font rêver, « trad. » ?
Des créateurs têtus et gracieux comme le Mélonious Quartet autour des mondes universels de la mandoline ou des vielleuses de Tend’M en Centre-France,
Des artistes d’aujourd’hui comme Joan Francès Tisnér, dans l’épaisseur des musiques, aux carrefours du son et du sens, aux confins de l’inouï, de l’improbable et de l’inclassable,
Porteurs d’identités riches, rares, souvent rebelles — Lefeuvre et Diaz dans leur quête contemporaine des nouveaux chemins de la vielle —  
De cultures immémoriales dessinant des paysages intimes, entre berbères d’Ilyes et basques de la création Bilika,
De langues subtiles et sonores comme celles du Duo Tras ou de Laurent Cavalié, moqueuses rivales de la pensée unique,
De traditions qui s’écoutent mais aussi qui se dansent, avec les guadeloupéens de Négoce et Signature, les bretons de Termajik ou les languedociens de Montanha Negra pour fêter le retour des rythmes au plus près des corps et des sens.

Planètes Musiques sera donc à nouveau en 2006,
Une éclaircie dans le brouillard du bruit ambiant et des silences ordinaires,
Un festival des humanités plurielles et des parcours singuliers,
Une escale aventureuse dans l’archipel des musiques multicolores…

Olivier DURIF, Président de la FAMDT

L’opération Planètes Musiques a pour objectif de donner une meilleure visibilité aux artistes des nouvelles musiques traditionnelles. Convaincus du sens et du plaisir que ces musiques peuvent procurer à un large public, Planètes Musiques cherche à sensibiliser les programmateurs des lieux de diffusion généralistes.
Planètes Musiques est produite sous la forme d’une mutualisation de moyens et de savoir-faire entre un lieu de diffusion, un membre du réseau FAMDT et la FAMDT. Chaque lieu de diffusion-partenaire bénéficie de différents avantages : artistique et culturel, médiatique et promotionnel, administratif et financier.

Planètes Musiques, une opération du réseau FAMDT.

 
     
  Planètes Musiques 2006 : Négoce & Signature
Tout le monde connaît la richesse de la musique créole. Avec Reynoir dit Négoce et son ensemble de percussions et guitare Signature, c’est un aspect méconnu de ce patrimoine que l’on découvre : celui des quadrilles guadeloupéens, les
« balakadri », forme guadeloupéenne de musique à danser où la musique et la danse sont totalement imbriquées. D’un côté, on est saisi par la stature et la verve du « commandeur». Il est à la manœuvre et dirige les figures en donnant dans un mélange de vieux français et de créole, une multitude d’injonctions sur les postures à adopter : l’entrée, le pantalon, l’été, la poule, la biguine… En les haranguant, il donne la pulsation et le rythme aux danseurs. Cet art de déclamer, son débit : un parlé-chanté sur un rythme saccadé n’est pas sans faire penser aux rappeurs. De l’autre, on apprécie les qualités de l’excellent accordéoniste Casimir Reynoir, soutenu par une section rythmique hors pair. On trouve chez lui une mélodie puissante et pleine de fantaisie à la fois. On goûte sa virtuosité, ses traits de contrepoint et son swing imperturbable. Le quadrille guadeloupéen, né du choc des cultures engendrés par le système colonial, témoigne d’un véritable métissage des danses par couple (polkas, quadrilles, contredanses) rapportées par les maîtres d’Europe et façonnées par les esclaves à leur manière, à grand renfort de percussions et de rythmes syncopés d’Afrique. Cet exemple d’appropriation et de transformation de cultures différentes revêt aujourd’hui une véritable dimension contemporaine tant sur les questions de sens - il permet de mieux comprendre les mutations liées à une culture – que sur l’aspect musical : l’art de déclamer du maître à danser et le jeu spontané de l’accordéoniste.

Contact :
CASC Festival Gwoka de Sainte-Anne / Félix Cotellon
felix.cotellon@wanadoo.fr
 
     
  Planètes Musiques 2006 : JF Tisnèr - 12 recèptas de J.A. Lespatlut
Les chefs cuisiniers :
Joan Francés Tisnèr, voix, tambourin à cordes
Jakès Aymonino, voix, guitare
Romain Baudoin, boha, percussions
François Dumeaux, programmations et traitements sonores
… et un chef surpris en plein travail !

Discographie :
- 12 recèptas de J. A. Lespatlut – Joan Francés Tisnèr (2004, Menestrèrs Gascons)


Joan Francés Tisnèr, artiste gourmand et gourmet, fin cuisinier au sens propre comme au sens musical, nous emmène avec sa dernière création dans l’univers bouillonnant d’une cuisine vivante et nous livre un recueil de recettes inventées par un cuisinier imaginaire, J.A. Lespatlut.
L’ouvrage, à mi-chemin entre le livre de recettes et le grimoire lui a donné envie de mêler dans un spectacle son amour de la cuisine, sa passion de la musique et son goût pour l’écriture.
Joan Francés Tisnèr nourrit sa palette sonore auprès de trois sources, sans cesse mixées et bousculées par des traitements sonores (échantillonages, boucles…) :
- des voix parlées de cuisinières tantôt utilisées pour le sens des paroles, tantôt pour leur texture musicale, mélangées au chant de Joan Francés Tisnèr par des procédés sonores,
- des textes triviaux, profonds ou personnels, de grands auteurs occitans contemporains (Max Roqueta, Rogèr Lapassada) ou de sa propre écriture sont également exploités pour leur rythme, leur musicalité ou leur sens.
- les qualités particulières et le parcours de chaque artiste présent sur scène : collectage, musiques traditionnelles, musique électro-acoustique, instruments inventés, chant, improvisation, culture occitane, autant d’outils pour que chacun donne en musique ses propres recettes.
« 12 recèptas de J.A. Lespatlut » est la parole d’un créateur libre, qui, de son histoire particulière, tire un propos universel et plonge les musiques traditionnelles dans un univers à la fois familier et spectaculaire.

A déguster avec curiosité, sans modération…

Contact :
Domenja Lekuona - Menestrers Gascons
Tel. 05 59 83 13 44
domenja.lekuona@wanadoo.fr
www.menestrers.fr.st

 
     
  Planètes Musiques 2006 : Duo Lefeuvre & Diaz
Pascal Lefeuvre, vielle à roue alto
German Diaz, vielle à roue soprano

Discographie :
- Duo de Fuego (2004, Open Folk)

Première singularité du duo Lefeuvre / Diaz, les instruments : un duo de vielles à roue. Dans cette formation peu courante, la vielle joue donc le rôle de soliste.
Deuxième particularité, ce duo est avant tout jazz, parce que cette esthétique signifie liberté de ton, liberté d’expression. L’interprétation se veut dynamique et ouverte. Pascal Lefeuvre et German Diaz entendent respecter les traditions, ce qui, pour eux, signifie les faire vivre, les investir, les transcender.
La dernière particularité porte sur le répertoire composé des musiques qu’ils aiment avec comme fil conducteur, Saint Jacques de Compostelle : mélodies traditionnelles et compositions de maîtres comme Piazzola, Ellington, un répertoire ouvert à toutes les musiques…
On pourrait croire que la vielle à roue n’est pas un instrument adapté pour interpréter ces pièces. Au contraire, elle est un moyen d’expression intarissable et surprenant qui permet d’arranger des musiques galiciennes, turques, marocaines, espagnoles et de renouveler ainsi le propos artistique. La vielle soprano et la vielle alto unissent leurs inspirations, élaborent un langage commun, un dialogue en perpétuel mouvement, et donnent à ces mélodies une seconde vie.
Ce répertoire issu des « quatre coins de la terre » s’échoue en Galice. Saint Jacques de Compostelle, but ou point de départ de ce voyage musical ? L’histoire, c’est connu, se répète et la route tourne…

Pascal Lefeuvre est un artiste qui fait référence et école dans le monde de la vielle à roue. Chaque proposition artistique, chaque geste ouvre un chemin nouveau et réaffirme sa vision originale de l’instrument. German Diaz, jeune virtuose espagnol qui pratique la vielle à roue depuis seulement sept ans, est à ses côtés dans cette aventure. Il accomplit là un rêve : celui d’accompagner une idole.
On l’aura compris, ce duo de vielles ne cherche pas la facilité et cette expérience, de toute évidence, creuse un sillon qui tend à élargir les possibilités de l’instrument.

Contact :
CARMA – Laurence Benne
Tel. : 05 56 62 77 04
Albacarma@aol.com - www.albacarma.com
 
     
  Planètes Musiques 2006 : Termajik
Christian Duro, clarinette, voix
Jean Le Floc’h, accordéon chromatique
Guillaume Le Gwern, saxophone

Discographie :
-    Termajik (Ciré Jaune)

Christian Duro habite en Centre-Bretagne où ses qualités de sonneur de treujenn-gaol (le « tronc de chou » c’est-à-dire la clarinette populaire de la région), de chanteur et sa grande culture de la musique populaire, sont unanimement reconnues. C’est autour de ce personnage que s’est formé Termajik (nom breton pour « saltimbanque, bohémien »), groupe de fest-noz (musique à danser bretonne).
Le répertoire de Termajik est profondément ancré dans la tradition populaire. Il séduit par des chants et une musique sincère, tendue, mais qui restent portés par une énergie vitale.
Termajik redonne sens et vie au trio saxophone-accordéon-clarinette enraciné en Centre-Bretagne depuis des générations. La trompette remplace le saxophone et renforce ainsi le caractère dansant de ces airs et les percussions (bendir, derbouka et cajon) trouvent naturellement leur place. Ces instruments, inhabituels et originaux pour ce style de répertoire, soulignent l’intemporalité et la modernité d’une musique aux accents sauvages tantôt graves, tantôt légers ou festifs.
Ici, point de poudre aux yeux : le groupe témoigne à travers un art simple mais puissant combien la recherche de l’authenticité n’exclut en rien la création.
En fest-noz, les danseurs ne s’y trompent pas. Ils se laissent envoûter par ses airs à la fois sobres et sincères mais terriblement énergiques. Une formule joviale pour une efficacité endiablée !

Contact :
Jean Le Floc’h
Tel. : 02 98 92 19 85
j-floch@wanadoo.fr
 
     
  Planètes Musiques 2006 :Duo Tras
Bernard Combi, chant, percussions, guitare, accordéon …
Dominique Bénété, contrebasse

Quand la contrebasse de Bénété rencontre le chant du "limousindien" Combi, ça meugle, clame, murmure, gémit, psalmodie, allume dans l'urgence des feux intimistes et sacrés, entre blues, improvisation, prière, bourrée, transe chamanique…

Tras est l’histoire d’un duo à part entière, un projet minimaliste voix / contrebasse, à l’équilibre inattendu entre deux individus imprévisibles. Pourtant, deux mondes semblaient les séparer. D’un côté, Bernard Combi, figure incontestée des musiques traditionnelles en Limousin, allie un charisme et une expressivité vocale ahurissante. Cet artiste fulgurant, inclassable, parle d’où il est (à savoir le fin fond de la Corrèze) et assume envers et contre tout son propos, ses textes de collectage, les poésies… Avec une énergie démesurée et quasi-incontrôlable, la scène répond pour lui à une nécessité vitale.
De l’autre, Dominique Bénété, ancien contrebassiste de Benat Achiary dont l’instrument est en filiation directe avec les musiques savantes, illumine la scène par son inventivité. Par sa créativité, il se positionne comme un co-soliste et non comme un simple accompagnateur.
Oubliant leur famille musicale réciproque et leur style de prédilection, rassemblés par une hargne proche de celle du rock, les deux hommes développent un imaginaire d’une autre dimension En prenant comme matériau de départ le répertoire de chansons et de poésies de Combi, le duo peint des paysages sonores qui n’existent pas et qui pourtant semblent familiers. Les créations sonores de Tras donnent une coloration distanciée mais juste du langage traditionnel et préservent l’essentiel, la moelle de la musique.

Contact :
Agence Sirventès / Joël Mespoulède
Tel. : 04 71 64 34 21
www.sirventes.com

 
     
  Planètes Musiques 2006 : Ilyès
Ilyès, chant, piano
Agnès Chetiba, flûte traversière
Anne Brochard, violoncelle, chœurs
Ismaïl Mesbahi, percussions
Magali Aubertin, violon
Lyad Haimour, oud, nay khanoun
Céline Quagliata, basses

Discographie :
- Voyageur (2004, François Lépinard)

Berbère Chaoui né en 1972 dans les montagnes d’Aurès (Algérie), Ilyès maîtrise aussi bien le chant traditionnel de son pays que la musique classique : à 12 ans, il animait des fêtes et des mariages, à 17, il dirigeait l’orchestre symphonique de Batna.
Fort de ce double parcours, Ilyès défend une approche ouverte des musiques traditionnelles, loin de la pure tradition mais toujours axée sur la qualité et la cohérence. Il s’inspire des mélodies et des rythmes traditionnels, auxquels il ajoute des harmonies classiques occidentales. L’instrumentarium et le parcours des musiciens qui l’entourent illustrent ce propos. Les instruments traditionnels (oud, khanoun, nay, derbouka…) côtoient les instruments classiques occidentaux : le piano occupe une place centrale mais violoncelle, violon et flûte traversière ne sont pas en reste. La présence de la basse électrique répond aussi à l’envie de donner une énergie et une puissance moderne.
Dans le paysage des musiques croisées, Voyageur est un vrai métissage entre cultures arabes, berbères et occidentales. Cette expérience, porteuse d’un poids politique fort fondé sur la différence et l’écoute, séduit par la maîtrise de la composition, la beauté dramatique des arrangements et la voix de ténor poignante d’Ilyès.
Kamel Guennoun, conteur d’origine algérienne était l’homme idéal pour accompagner le groupe dans sa démarche et le guider sur la mise en scène. Une création lumières, un décor et des costumes ont enrichi ce travail.

Contact :
La cerise sur le gâteau / François Lépinard
Tel. : 06 60 38 87 87
francois.lepinard@cherry-on-top.org ; www.ilyes-music.com
 
     
  Planètes Musiques 2006 : Duo Hiriart & Ithursarry
Kristof Hiriart, voix, percussions
Didier Ithursarry, accordéon

Didier Ithursarry, accordéoniste, et Kristof Hiriart, chanteur – percussionniste, créent un récital sur la base de chants traditionnels du Pays Basque.
Les deux musiciens complices voyagent entre tradition et improvisation, restitution fidèle des textes anciens et interprétation spontanée.

Didier Ithursarry et Kristof Hiriart ont multiplié des expériences artistiques individuelles (« Concerto pour un clown » d’A. Fratellini, Orchestre National de Jazz, pour le premier, collaborations avec la Cie Lubat, le Centre National des Arts de la Rue pour le second) mais leurs parcours suivent des routes identiques : du Pays Basque au jazz, du territoire à l’ouverture, de l’air de danse à la chanson, du bal à la chorégraphie, du bistrot au théâtre.
Depuis 2004, ils meurent d’envie de donner ensemble leur version de « Berterretxen kantoria », sans doute un des plus anciens chants du Pays Basque, ou de swinger sur un banako, une des danses basques.

Habités par l’idée d’une tradition en perpétuelle évolution, Bilika s’adapte, se modifie, tient compte du contexte et se l’approprie parce qu’à chaque lieu, à chaque temps, à chaque public, correspond une histoire. En somme, Bilika vogue sans discontinuer entre répertoire basque de tradition et improvisation.
Cette tradition en mouvement se concrétise sur scène par un traitement des chants et des instruments traditionnels avec des techniques de diffusion sonores en quadriphonie, ce qui apporte une ventilation du son différente du système de stéréo classique. Sur le plan visuel, outre une création lumière, il est prévu des projections d’images de collectage et de création.

Une création du Centre des Musiques Traditionnelles en Ile de France, de l’UPCP-Métive Centre de Musiques et Danses Traditionnelles en Poitou-Charentes Vendée et du Centre des Musiques et Danses Traditionnelles en Aquitaine.

Contact :
Hors-Normes Productions / Fred Bordes
Tel. : 06 80 25 26 12
horsnormesproductions@wanadoo.fr

 
     
  Planètes Musiques 2006 : Melonious Quartet
Patrick Vaillant, mandoline, mandoline électrique, mandole ténor, djoura
Thomas Bienabe, mandoline, oud
Pascal Giordano, mandole alto, banjo
Jean-Louis Ruf, mandolocelle, guimbri

Discographie :
-    En forme de poire (a mandolin tribute to Erik Satie) (2004, Oriente Musik)
-    Au sud de la mandoline (1998, L’Empreinte digitale)

Le Melonious Quartet – quartet de mandolines - en fait voir de toutes les couleurs à la mandoline et s’emploie, dans un concert « d’alter-mandoline », à faire voler tous les clichés en éclats.
Peu importe d’où viennent les répertoires (de Satie à Zappa et de Rio à Istanbul) pourvu que le Melonious en joue ! C’est le point de départ du spectacle Le pont de la mando, un concert foisonnant qui réinvente la jinjarra, mandoline provençale à long manche, dans un dialogue avec ses cousins les oud, baglama, guimbri, banjo ou encore mandoline électrique ! En quatre accords, le Melonious Quartet nous emmène sur les différents continents.
La mandoline fait partie de la famille des instruments à plectre (on fait vibrer les cordes avec un onglet). Elle apparaît à l’époque sumérienne - 4000 av JC, puis s’est répandue partout dans le monde sous différentes formes (oud, guimbri…). La formule quatuor est apparue à l’époque classique. Cet instrument, très populaire à travers le monde, l’était également en France jusqu’à la guerre de 1914, où un million de musiciens le pratiquaient. Aujourd’hui encore, il existe un rapport affectif très fort à cet instrument et une pratique amateur dans des orchestres de plectres subsiste dans certaines régions (Alsace, Sud de la France…), loin des clichés du folklore vénitien ou de la mandoline bluegrass.
Aujourd’hui, le Melonious Quartet est reconnu internationalement comme l’un des fers de lance de la nouvelle mandoline. Il tient son originalité, et la réputation qui y est associée, à trois facteurs : l’usage d’instruments très modernes, le choix d’un répertoire inattendu et des compositions pour une mandoline « large d’oreille » et l’aptitude des musiciens à puiser dans la diversité de leurs expériences pour forger un style.
Avec le Melonious Quartet, on touche à la musique de dentellière tant Patrick Vaillant, tel un orfèvre, pousse à son paroxysme l’exigence contrôlée de la précision et de la finesse.

Une production Mandopolis, avec le soutien de la DRAC et de la Région PACA.

Contact :
Front de Libération de la Mandoline / Céline Bonamour du Tartre
Tel. : 06 09 06 79 89
www.meloniousquartet.com - contact@meloniousquartet.com
 
     
  Planètes Musiques 2006 : Laurent Cavalié
Laurent Cavalie, accordéon, chant


Discographie :
- Nuit, La Fabrique et A. Ricros, (2002, Nocturne)
- Acide folklorique et produits dérivés, La Fabrique (2001, Modal)

Chants populaires et chants d’auteur, jeux de rythmes et jeux de mots, ambrogliòc (mot inventé pour imbroglio), percussions patoises et tarrabastal vocal (joyeux fracas)… voici Laurent Cavalié seul en scène avec son accordéon.
Un spectacle mené rondement dans une mise en scène joyeuse en prise directe avec le public et l’actualité alter-mondialiste : « Non à l’organisation mondiale du cynisme » scande-t-il en occitan. Voilà pour le contexte.
La musique, elle, est simple : une voix, quelques percussions corporelles pour un répertoire de chants populaires languedociens – du pays audois en particulier – sortis du placard, enfouis dans les mémoires.
Le moteur, lui, est écologique : un accordéon qui tourne au bio-carburant des cultures latines (d’Europe et d’Amérique), cousines du Languedoc. Au-delà de la dimension contestataire. Laurent Cavalié nous amène en visite dans les jardins de la mémoire collective.

Repéré comme chanteur de La Fabrique, Laurent Cavalié poursuit en parallèle une carrière solo. Amoureux de la mélodie, musicien exigent et sans concession, il nous livre son répertoire de chansons occitanes transformant son accordéon en un partenaire-complice, s’accompagnant de battements de pieds et de mains.

Contact :
Agence Sirventès / Joël Mespoulède
Tel. : 04 71 64 34 21
www.sirventes.com

 
     
  Planètes Musiques 2006 : Tend'm
Anne-Lise Foy, chant, vielle à roue
Laurence Pinchemaille, vielle à roue
Léonore Grollemund, violoncelle
Stéphane Arbon, contrebasse, guitare

Discographie :
- Une musique trad-urbaine en Centre France (2005, Modal)
- Solo instruments (2005, Artsound)
- Traditional and authentic music – France (1998, CDM)
- Vielle 96 – Morceaux choisis d’une rencontre (1996, AMTA)

À l’origine, il s’agit du duo énergique de deux vielleuses-soprano : Anne-Lise Foy et Laurence Pinchemaille. Ces deux jeunes femmes se connaissent depuis une quinzaine d’années. Elles ont parcouru les mêmes chemins, de stages en concours, et partagé durant une dizaine d’année l’aventure du Viellistic Orchestra. Tantôt enrichi d’une contrebasse, tantôt d’un violoncelle, le tandem fusionne en un véritable quatuor à cordes frottées en 2003.

La « musique trad’urbaine » de Tend’M témoigne d’une volonté d’intégration des provenances musicales de chacun, d’ouverture, de dynamique actuelle et d’échanges, comme l’illustre la pièce « Las tres clavinas », mélodie séfarade sur un texte traditionnel collecté par Achille Millien, collecteur infatigable du XIXème siècle.

Le répertoire de musiques à danser de Tend’M se constitue au fil de leurs coups de cœur et s’équilibre entre reprises, compositions et chants. Enracinés au cœur des musiques traditionnelles du Centre-France, les arrangements sont nourris de multiples influences : musette, classique, arabo-andalou, jazz contemporain. «Les filles» proposent les mélodies et la trame d’arrangement. Léonore Grollemund et Stéphane Arbon composent leurs propres parties mais avec toujours comme contrainte le respect de la danse. Elles aiment aussi reprendre des morceaux qu’elles apprécient particulièrement, reflets de rencontres marquantes comme avec Bernard Lubat.

Tend’M, un quatuor à cordes original où se combinent subtilement le timbre sauvage des vielles aux volutes sonores de la contrebasse et du violoncelle. Une musique urbaine, moderne et poétique.

Contact :
Anne-Lise Foy
Tel. : 06 79 82 41 65 – 04 73 80 60 05
tend.m@wanadoo.fr
 
     
  Planètes Musiques 2006 : Montanha Negra
Sòfia Jacques de Dixmude, cornemuses (bodega, boha), flûte à 3 trous, trombone
Claudi Bonnafous, accordéon, hautbois, chant, trombone
Pèire Brun, chant, clarinette
Bruno Camman, tuba, chant, trombone
Joan-Miquèu Espinasse, cornemuses (bodega, boha), flûte et tonton
Gérard Grimal, percussions
Coco Le Meur, steel drums, percussions.


Les musiciens de Montanha Negra proposent une musique à danser de leur région, la Montagne Noire, rebord méridional du Massif Central. La richesse de ce lieu de passage qui trouve son unité à travers sa langue et sa culture d’òc, inspire à Montanha Negra un répertoire de bal qui fait la part belle au chant occitan et à la bodega (prononcez boudégo). Cette cornemuse locale, jugée comme archaïque et rustique il y a vingt-cinq ans était réputée jouer faux et était menacée de disparition. Aujourd’hui, après un renouveau porté par des passionnés, elle occupe une place centrale dans Montanha Negra. Sòfia Jacques de Dixmude, un des pilliers du groupe, a contribué au retour de la bodega, attirée à la fois par le côté visuel de l’instrument (la bodega fait corps avec le musicien) mais aussi par sa sonorité et son identité.
Dans un foisonnement musical organisé et de grande qualité, les sept musiciens de Montanha Negra associent un fabuleux mélange de percussions diverses et de steel-drums (tambour mélodique métallique) aux bodegas, boha (cornemuse occitane des Landes de Gascogne), camba de feda (clarinette), flabuta (flûte à trois trous) et graile (hautbois occitan de la Montagne Noire).
Au cœur de la bande, Pèire Brun chante, comme un pantin désarticulé, son pays et la vie de ceux qui l’ont construit. Cette voix au timbre, à la puissance et à l’énergie communicative, ajoute encore une nouvelle dimension à ce savant édifice musical.
Montanha Negra est aujourd’hui reconnue comme la formation idéale pour animer les bals occitans « concertants » (un bal où l’on peut écouter ou un concert que l’on peut danser) et les passe-rues.
Ce groupe innovant est parmi les plus appréciés d’Occitanie pour son originalité, son talent et son énergie décuplée. Parions qu’il saura séduire bien des danseurs…

Contact :
Sòfia Jacques de Dixmude
Tel. : 04 68 69 27 18
www.montanhanegra.fr.st – sofia.bodega@free.fr

 
     
  Planètes Musiques 2005 : Edito
Rendez-vous des nouvelles musiques traditionnelles, Planètes Musiques est plus qu’un festival. C’est le révélateur d’une formidable dynamique où patrimoine et création musicale œuvrent à l’avènement de formes originales.

Pour sa 5ème édition, le Festival fait peau neuve. Une sélection de spectacles est présentée à Paris, Maison des Cultures du Monde, puis en tournée dans les régions. Un album rassemblant des œuvres des artistes au programme est publié en amont des concerts. Des rencontres professionnelles accompagnent le double lancement du Festival nouvelle formule et de l’édition 2005-2006 du Guide Planètes Musiques (CIMT/IRMA).

Le Festival Planètes Musiques est une rare occasion de ressentir ce souffle créatif qui associe les musiques traditionnelles avec les arts plastiques, la scénographie, le conte moderne, qui emprunte aux langages du jazz, de l’improvisation, comme aux langues régionales ou étrangères. C’est un moment éphémère où éprouver les prodigieuses ressources des traditions musicales en faveur du renouvellement durable de la diversité culturelle.

Loin des approches identitaires fermées, le Festival Planètes Musiques présente le travail de compositeurs et musiciens qui inventent les vocabulaires d’esthétiques contemporaines à géométries culturelles variables ; qui bousculent les frontières artificielles imposées par le «marché »  pour faire sonner au quotidien la singularité des musiques issues de traditions profondes.

Ces nouvelles formes de créations sont irriguées par l’énergie constante d’un réseau de relais sur tous les territoires qui composent la France. À travers ce maillage, des générations de femmes et d’hommes œuvrent à la transmission du « chanter », du « sonner » légués par les anciens. Quels que soient leurs terroirs d’origine, ils trouvent des synergies pour donner aux nouvelles musiques traditionnelles leur plein sens dans la société multiculturelle d’aujourd’hui.

François Bensignor,
Directeur du CIMT et membre du conseil d’administration de la FAMDT

Une opération du réseau FAMDT, en partenariat avec la Maison des Cultures du Monde, le Centre d’Informations sur les Musiques Traditionnelles et du Monde (IRMA), le Centre de Musiques Traditionnelles en Ile de France.

 
     
  Planètes Musiques 2005 : La charmeuse de serpents
Eric MONTBEL, cornemuses, clarinettes, flûtes, direction artistique
Gilles CHABENAT, vielle à roue électroacoustique
Alain BRUEL, accordéon
Nicola MARINONI, percussions
Yvon BAYER, cornemuses, sax
Maud BLANC, danse
Pascal CACOUAULT, habillage sonore
Serge ORTEGA, traitement informatique de l’image

Discographie : La Charmeuse de serpents (Modal, L'Autre Distribution (2006)   

Eric MONTBEL, musicien, chercheur, collecteur, n’en est pas à sa première mise en scène d’aventures hors normes… Une nouvelle fois, il propose avec sa création La Charmeuse de Serpents un projet unique, novateur et ambitieux, un spectacle original et pluridisciplinaire qui met en musique l’imaginaire du peintre Henri Rousseau dit « Le Douanier ». Cette approche se justifie par l’apparente simplicité, qualifiée à tort de « naïveté » que partagent les musiques traditionnelles et l’univers du peintre. De plus, le Douanier était lui-même musicien. Dans ses toiles, les instruments évoquent un autre monde, celui de la nuit, du mystère et du rêve, annonce inconsciente, selon Eric MONTBEL, de ce que sera le siècle de la globalisation et de la world-music.

Les neuf pièces musicales, composées par Eric MONTBEL, explorent le répertoire traditionnel avec un ancrage Centre France au travers des instruments et des rythmes (valse, bourrée, scottish) avec des échappées pop, jazz, fanfare et musique de cirque.
Le spectacle met en scène cinq musiciens et une danseuse. Chaque toile est accompagnée d’une pièce instrumentale et chorégraphique, interprétée par des artistes reconnus (Gilles CHABENAT, Alain BRUEL…). Maud BLANC, danseuse de formation classique et modern jazz, improvise sur la mélodie et les images. Les artistes jouent sur une scène-écran, immergés dans les tableaux projetés par un procédé de rétro vision mis au point par Serge ORTEGA qui permet de « visiter » les toiles de Rousseau, de les transformer en temps réel, et de proposer des réactions visuelles en liaison avec les moments musicaux.
Le tableau la « Bohémienne endormie » s’appuie, par exemple, sur l’utilisation d’une bande préenregistrée sur laquelle improvisent une clarinette de roseau et une vielle à roue. Puis une musique de fanfare apparaît, ambiance de cirque avec accordéon et percussions. Sur scène, un personnage mi-enfant mi-nain grandit au fur et à mesure de l’évolution de la musique et des tableaux d’enfants apparaissent.

Aux toiles du Douanier Rousseau répond une balade instrumentale dans un univers onirique…

Une co-production Ulysse Productions / Athos Productions / Le Chantier, avec l'aide de la DRAC PACA, de la Région PACA, de la ville de La Valette-du-Var.

Contact :
Ulysse Productions - Eric MONTBEL
Tel. 06 75 201 205
eric.montbel@wanadoo.fr


 
     
  Planètes Musiques 2005 : Duo Khaled Ben Yahia et Dorsaf Hamdani
Dorsaf HAMDANI, chant
Khaled BEN YAHIA, oud

Discographie :
- Khaled Ben Yahia :Wissal (Wazna, 2003)
        
Discographie Dorsaf Hamdani :
- H’Kaya Touila (2001)
- Carthage Méditerranée (1999)
 

L’aboutissement de la musique arabe réside dans les qualités d’improvisation et de navigation entre les modes. Avec sa création « Tesnime », qui signifie en arabe littéraire « le parfum de la fleur », le duo KHALED BEN YAHIA et DORSAF HAMDANI nous emmène au paroxysme de cet art tant il suggère la sensibilité et la poésie de ce style musical dont on retrouve les arômes élégants et sensuels.

Fin connaisseur des modes et virtuose du oud, instrument incontournable de la musique arabe, Khaled BEN YAHIA, musicien, compositeur, enseignant, mène une carrière partagée entre la France et la Tunisie. Il excelle dans le taqsim (improvisation instrumentale), reflet de sa dextérité. Il module ses improvisations avec sensibilité et créativité, maintenant son auditoire en haleine et se jouant de l’assistance lors des points d’arrêt, se grisant d’improvisations à la fois très libres, très audacieuses et sévèrement réglementées.

Dorsaf HAMDANI, étudiante en doctorat de musicologie à Paris, est réputée pour sa connaissance pointue des modes et leur maîtrise. Le timbre unique de sa voix, qui évoquent les grandes chanteuses de l’Egypte, et son extrême justesse transforment ses mawel (improvisations vocales) en enchantement mélodique. De variations démesurées en ornementations illuminées, tous deux naviguent hardiment autour des modes de la musique classique orientale et plongent dans les inflexions profondes de l’âme pour livrer leurs émotions et leurs intuitions.

En somme, la modernité du Duo Khaled BEN YAHIA et Dorsaf HAMDANI réside dans la simplicité de leur art mais surtout dans l’osmos