La convention de pôle associé BNF/FAMDT est reconduite pour 3 ans. La convention porte sur la constitution de bases bibliographiques sur le patrimoine sonore régional, constitué par des documents inédits, collectés selon des corpus cohérents, représentatifs des cultures populaires d’une région donnée, et enregistrés sur différents supports analogiques ou numériques. Ces enregistrements font l’effet de dépôts, de dons ou de legs par les collecteurs auprès des Centres. Ils datent soit de collectes réalisées dans les années 70, soit de collectes plus récentes. La subvention proprement dite concerne le temps de traitement documentaire de documents sonores inédits dans le domaine de l’ethnomusicologie, des traditions orales et de l’ethnologie. Et sur l'ouverture du portail du patrimoine oral. Elle permet le catalogage des fonds sonores des Centres, en réseau, (selon la méthodologie décrite dans le Guide d’analyse documentaire du son inédit pour la mise en place de banques de données, AFAS/FAMDT 2001) ainsi qu’une meilleure interopérabilité entre les bases de données documentaires et les interfaces web des centres de documentation du réseau FAMDT. Elle autorise enfin la production d’opérations de valorisation des documents sonores communs aux différents Centres, éventuellement en partenariat avec la BnF.
Le réseau associatif de la FAMDT est de loin le premier « agrégateur » de documents sonores inédits (16 000 références sur 5 Centres). Le label « Pôle associé de la BnF » a incontestablement accru la notoriété sur le travail des Centres de documentation. Il a été un élément de crédibilisation important tout comme l’édition conjointe avec l’AFAS, du guide de traitement documentaire des archives sonores. Ce guide est en passe d’être traduit en espagnol dans le cadre d’un projet financé par le ministère des affaires étrangères et l’Institut Français d’Etudes andines.
La visibilité du Pôle, qui doit bien sûr être améliorée, nous permet de sensibiliser les collectivités et les détenteurs d’archives sonores à s’intéresser à la conservation et à la mise à disposition des publics de ces archives. Cette notoriété et la pertinence des outils documentaires mis en place, génèrent des dépôts d’archives majeurs dans le domaine (conte, récits, musique instrumentale, chant…) de la part des collecteurs privés (de 200 à 300 h/an pour les différents Centres). Avant de les traiter, les centres effectuent une sélection en fonction des thématiques, de la documentation et des droits attachés aux documents. Le réseau FAMDT expertise, suscite et conseille les projets de traitement des archives sonores et la mise en place de Centres d’archives sonores.
La FAMDT souhaite « démontrer » au côté des services spécialisés de la BnF, que ces archives sur les cultures populaires sont susceptibles d’opérations de valorisation démontrant l’importance de ces sources dans la connaissance de l’histoire du XXème siècle. Ces actions de valorisation peuvent s’entendre dans le cadre d’opérations concernant à la fois le patrimoine linguistique des régions et en même temps s’appuyer sur la politique en faveur de la diversité culturelle. Ces deux axes seraient en totale cohérence avec les sources.
Introduction 2è rencontres nationales du PCI
Vous connaissez la phrase d’Orwell tiré de son roman : La Ferme des animaux :
« tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres ».
Il en va de même pour la musique.
Toutes les musiques sont égales entre elles mais certaines sont plus égales que d’autres, en particulier pour recevoir des fonds publics. Le seul opéra de Paris reçoit 105 millions d’euros de subventions de l’Etat. L’aide de l’Etat à l’ensemble des musiques dites actuelles (Musiques amplifiées, Chanson, jazz, musiques traditionnelles et musiques du monde) = 18 millions d’€ (chiffres 2005), soit 2,7% du budget spectacle vivant du Ministère.
Il pourrait en être de même pour les patrimoines, certains étant plus égaux que d’autres. La puissance publique a structuré depuis 200 ans, sa politique patrimoniale à travers la conservation du patrimoine bâti, du patrimoine monumental, du patrimoine mobilier, des archives. L’Etat y consacrera, nous y consacrerons, un budget conséquent en 2010 = 1 milliard 200 millions d’euros soit 43 % du budget total de la mission culture. Quelle place y trouvera le Patrimoine culturel immatériel ?
La légitimité du PCI ne peut pas bien sûr être mise en cause car comme vous le savez, et Emmanuelle l’a rappelé en introduction, les députés et les sénateurs, de droite et de gauche, à l’unanimité ont adopté en 2006 la convention sur la sauvegarde du PCI et celle sur la diversité de l’UNESCO. Le PCI est donc légitime. Mais sera t’il aussi légitime que le patrimoine matériel ?
Un des éléments de réponse est bien sûr la question des moyens. Et si on lit le PAP Culture 2010, on peut s’inquiéter. Le PAP, c’est en jargon des finances publiques,... (suite à télécharger ci contre). POL Novembre 2009
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90 rue Jean Jaurès 79204 PARTHENAY CEDEX
tel 05 49 95 99 90
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b-Powerpoint portail archives sonores
La présentation du portail du patrimoine oral : un catalogue collectif sur les archives sonores inédites. Présenté aux Rencontres sur le Patrimoine culturel immatériel de Bretagne, Rennes, 12 et 13 dec 2008 (1,9Mo)
Pap Culture 2011
Quel programme d'actions 2010 concernant la Création, les Patrimoines et la Démocratisation, le Ministère de la culture a présenté devant le Parlement ? Tout est écrit dans le Projet Annuel de Performance
Un article de Florence Descamps
sur « L’entretien de recherche en histoire : statut juridique, contraintes et règles d’utilisation », Revue Politique, culture et société, N°3, novembre-décembre 2007, www.histoire-politique.fr